Plusieurs articles apparaissent un peu partout, recopiant simplement le même article et en ajoutant un petit commentaire alarmant. Certains disent que… et d’autres contredisent mais qu’en est il réellement? Quels sont les faits? Voyant ce qu’on peux trouver comme info crédible sur ce sujet.

Depuis 2006, le Conseil de sécurité des Nations Unies a imposé quatre séries de sanctions à l’Iran relativement à son programme nucléaire. Agissant en vertu du Chapitre VII de laCharte des Nations Unies, le Conseil de sécurité a adopté les résolutions 1737 (2006), 1747 (2007), 1803 (2008) et 1929 (2010) imposant des sanctions contre l’Iran en réponse aux risques de prolifération que présente le programme nucléaire iranien, en raison du fait que l’Iran continue à ne pas se conformer aux exigences de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ni aux dispositions des résolutions précédentes du Conseil de sécurité. Ces résolutions exigent que l’Iran coopère pleinement avec l’AIEA et suspende toutes ses activités liées à l’enrichissement d’uranium et au retraitement. 

Les mesures imposées contre l’Iran en vertu des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies incluent notamment :

  • Une interdiction d’exporter vers l’Iran certains articles, matières, équipements, biens et technologies susceptibles de contribuer aux activités iraniennes liées à l’enrichissement de l’uranium, au retraitement du combustible, à l’eau lourde ou à la mise au point de vecteurs d’armes nucléaires (Le règlement sur l’Iran fait référence à plusieurs produits énumérés dans les Circulaires d’informations INFCIRC/254/Rev.9/Part 1 et INFCIRC/254/Rev.7/Part 2 et le document du Conseil de sécurité S/2010/263, ainsi que dans le Groupe 1 (Marchandises à double usage) et le Groupe 2 (Matériel de guerre) du Guide des contrôles à l’exportation du Canada, disponible en format PDF sur le site Web de la Direction générale des contrôles à l’exportation et à l’importation du MAECI);
  • Une interdiction de fournir toute personne en Iran de l’aide technique, des services financiers, de courtage ou tout autre service lié la fourniture, la vente, au transfert, la fabrication ou l’utilisation des produits visés par l’embargo sur l’exportation;
  • Une interdiction de mettre des biens ou des services financiers ou services connexes à la disposition de l’Iran à des fins d’investissement dans certaines activités nucléaires ;
  • Une interdiction d’exporter vers l’Iran toute technologie se rapportant à toute activité liée aux missiles balistiques pouvant emporter des armes nucléaires, y compris les tirs recourant à la technologie des missiles balistiques ;
  • Une interdiction d’exporter vers l’Iran tout char de combat, véhicule blindé de combat, système d’artillerie de gros calibre, avion de combat, hélicoptère d’attaque, navire de guerre, missile ou lanceur de missile ;
  • Une interdiction d’importer d’Iran des armes et du matériel connexe ainsi que des équipements et articles en lien avec des activités nucléaires posant un risque de prolifération ou avec la mise au point de vecteurs d’armes nucléaires (ces produits sont énumérés dans les Circulaires d’informations INFCIRC/254/Rev.9/Part 1 et INFCIRC/254/Rev.7/Part 2 et le document du Conseil de sécurité S/2010/263);
  • L’imposition d’un gel des avoirs l’encontre des personnes ou entités désignées par le Conseil de sécurité ou par le Comité créé conformément au paragraphe 18 de la résolution 1737 (2006) (le « Comité 1737 ») comme participant aux activités de l’Iran liées l’enrichissement de l’uranium, au retraitement ou l’eau lourde ou la mise au point de vecteurs d’armes nucléaires;
  • Une interdiction de voyager visant les personnes désignées par le Conseil de sécurité ou par le Comité 1737 comme participant au programme nucléaire iranien;
  • Une interdiction des réclamations déposées par l’Iran ou par les personnes désignées concernant toute transaction interdite en raison des sanctions imposées sur l’Iran.
Depuis, plusieurs sanctions ont été mise en place parlant d’un embargo du pétrole iranien par l’ONU à partir de Juillet 2012, suite aux visites successives de Novembre 2011 et Janvier 2012. Entre temps, l’Iran a menacé de fermer le Détroit d’Ormuz (une voie commerciale essentielle du trafic international, empruntée par plus de 30 % du commerce mondial de pétrole) en réponse aux santions prises par l’ONU. Cette menace venant du président iranien Mahmoud Ahmadinejad a mobilisé toute la communauté internationale et a suffit pour que le Président des Etats Unis, déclare “l’état d’urgence”, ce qui signale une montée des tensions.

 Le décret, entré en vigueur le 06/02/2012, à minuit, prévoit le gel des biens appartenant au gouvernement de l’Iran, à la Banque centrale iranienne ou à toute institution financière d’Iran (peu importe si l’institution bancaire fait partie du gouvernement de l’Iran) qui sont aux États-Unis. Auparavant, les personnes physiques ou morales aux États-Unis devaient “rejeter” plutôt que “bloquer” les transactions avec l’Iran, précise le décret, publié sur le site du département du Trésor.

 

Des sanctions contre l’Iran qui avaient été annoncées le 31 décembre dernier entrent également en vigueur avec la promulgation de ce décret. Il s’agit des mesures prévues à la section 1245 du National Defense Authorization Act (NDAA), qui accordait un budget de 662 milliards de dollars à différents programmes reliés à la défense américaine. La NDAA prévoit des sanctions pour les banques qui traitent avec la Banque centrale iranienne ou les établissements bancaires privés de la République islamique. Le décret du président Obama a pour effet de transférer l’autorité requise pour les mettre en oeuvre au département d’État et au département du Trésor.

 

« J’ai jugé que d’autres sanctions seraient inévitables, particulièrement au regard des pratiques frauduleuses de la Banque centrale d’Iran et d’autres banques iraniennes qui dissimulent des transactions avec les parties sanctionnées, des défaillances des mesures de lutte contre le blanchiment et de leur piètre mise en oeuvre, ainsi que du risque continu et inacceptable que les activités iraniennes font peser sur le système financier international », a expliqué le président Obama dans une lettre adressée au Congrès.

 

« Ces mesures soulignent la détermination de l’administration à faire répondre le régime iranien de son échec à respecter ses obligations internationales », explique pour sa part le département américain du Trésor. « L’Iran doit désormais faire face à un niveau sans précédent de pression en raison des sanctions de plus en plus fortes appliquées par les États-Unis et de nombreux autres [pays] du monde ».
Les sanctions contre la Banque centrale iranienne du 31 Décembre, ont eu des répercussions notables sur le rial. La monnaie iranienne s’est fortement dépréciée dans les jours qui ont suivi, ce qui a forcé le gouvernement à intervenir sur le marché des changes. L’Iran allègue que son programme nucléaire est développé à des fins strictement civiles. De leur côté, les pays occidentaux, dont les États-Unis et le Canada, soupçonnent la République islamique de développer des applications militaires en parallèle.

 

De l’autre coté, rien n’est fait pour rassurer l’Iran et la présence de nouveaux navires américains dans le Golfe, n’arrange pas la situation. Ce conflit est bien trop important pour ne pas s’en informer. La Chine et la Russie ont pris position derrière l’Iran (même situation pour la Syrie) et n’accepteront pas une intervention militaire. Ils menacent de défendre les terres iraniennes en envoyant leurs armées. La Chine n’a pas hésité de parler d’une guerre d’une ampleur sans précédant. Les armées Chinoises et Russes sont en alerte depuis plusieurs mois. 

Nous tenons à préciser que les raisons principales de ce conflit, concernent les recherches nucléaires de l’Iran. L’ONU ne souhaite pas que Téhéran fabrique l’arme nucléaire car elle ne rempli pas les conditions du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Ce qui rend la situation extrêmement compliqué et incompréhensible, c’est le fait qu’Israël est le principal dénonciateur des recherches nucléaires de l’Iran. Israël, qui possède l’arme nucléaire et ne fait pas partie pas partie du TNP, devrait théoriquement subir les mêmes sanctions avec l’Iran car les deux pays (Israël et Iran), sont exactement dans la même situation. N’oublions pas non plus que actuellement, aucune preuve a été fourni sur les intentions de Téhéran concernant ses activités et ses recherches. Mahmoud Ahmadinejad conteste toutes les décisions, les arguments et les rapports (AIEA) de l’ONU. 

 

Extrait du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires concernant les 3 seuls pays ayant eu l’arme sans faire partie du traité:

 

Pays non signataires ayant développé l’arme nucléaire, dits « du seuil » 

Inde

L’Inde a réalisé une explosion nucléaire le 18 mai 1974 et y a renoncé immédiatement après, en déclarant que cette explosion avait un but pacifique. Mais a repris les recherches plusieurs années plus tard et dispose maintenant de l’arme nucléaire, ayant procédé à de nouveaux essais les 11 et13 mai 1998. Peu après, l’Inde annonce un moratoire unilatéral sur les essais nucléaires.

 

Pakistan
Le Pakistan a développé l’arme nucléaire principalement sous la supervision du docteur Abdul Qadeer Khan. Les 28 et 30 mai 1998, le Pakistan procède à 6 essais nucléaires en réaction aux 5 essais indiens avant de déclarer un moratoire unilatéral le 11 juin 1998.

 

Israël
Le technicien israélien, Mordechai Vanunu, a révélé au Sunday Times, dans un article paru le 5 octobre 1986, que son pays dispose de l’arme nucléaire. Israël a toujours favorisé le flou sur ce sujet afin de conserver une force de dissuasion vis-à-vis de ses adversaires. Le pays a par ailleurs souvent précisé qu’il ne serait pas le premier à introduire l’arme nucléaire au Moyen-Orient. Selon ses informations, Israël disposerait d’un arsenal de 100 à 200 ogives. Selon un rapport du Ministère de la Défense des États-Unis, rendu public en 2004, Israël aurait un total de 82 ogives. Elle pourrait avoir réalisé un test d’explosion dans l’Océan Indien avec la coopération de l’Afrique du Sud et l’Inde, le 22 septembre 1979. Selon les propos de l’ancien président des États-Unis Jimmy Carter, invité au Festival littéraire de Hay-on-Wye, Israël posséderait au moins 150 missiles équipés d’ogives nucléaires.

 

Voici où nous en sommes aujourd’hui d’un point de vue “diplomatique”. Certaines rumeurs circulent sur l’arrivée massive des journalistes en Israël. D’autres prétendent que les ambassades étrangères en Israël ont récemment commencé à formuler des plans d’urgence pour évacuer leurs ressortissants de l’état juif en cas d’une attaque des missiles sur Israël. Ces deux derniers rumeurs restent à confirmer car nous n’avons pas les moyens de traduire les articles en hébreux, qui abordent ces deux derniers sujets.

 

Pour finir, nous voudrions rappeler que l’historique des évènements sur ce sujet, ressemble fortement à la situation qu’il y a eu avant la guerre en Irak. Un détail à ne pas prendre à la légère. Souvenez vous des armes de destruction massive, les pressions de l’ONU, les contestations de Saddam et ce que ça a provoqué par la suite, et faites le parallèle. La similitude est pour le moins, inquiétante. 

 

Articles complémentaires: Prévisions politiquesLa version de l’Iran…

 Sources: Radio-Canada.ca, site du departement du trésor des U.S.A, YouTube (vidéo), Solidarité et Progrès , site des Affaires étrangères et Commerce international Canada, Nouvel Obs, le Point, Le Post (archives)Wikipedia

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